RECONSTRUCTION DU

REFUGE DES EVETTES de Jean Prouvé

État : Projet

Lieu: Les Evettes - Bonne-sur-Arc (73)

Surface : 250 m2

Mission : ESQ

En Haute-Maurienne, se trouve un refuge se situant à la croisée de deux sentiers à 2594 mètres d’altitude. Le site se trouve dans une pente orientée sud face au Cirque des Evettes et abrité. Ce bâtiment, conçu par Guy Rey-Millet et Jean Prouvé, s’établit sur un principe constructif ingénieux en utilisant une ossature métallique très résistante. Ce refuge est une architecture évolutive, conçu pour être démonté, déplacé et modifié. Le concept architectural repose sur l’implantation. Le refuge existe par son socle en pierre massif qui vient mettre le corps bâti sur un piédestal en le mettant à distance du sol naturel, ce qui permet de dégager la vue et de pallier le problème d’enneigement. Le projet reste dans la logique d’une structure légère sur un socle imposant mais vient rebâtir celui-ci afin de l’inscrire dans la pente.

Le bâtiment a été pensé et conçu dans un but d’évolution par les architectes. De ce fait, la systématisation de la « mise sous cloche» des bâtiment patrimoniaux n’est pas un processus adapté pour ce type d’architecture. Ce refuge perçu tel un prototype expérimental et non un patrimoine figé est réemployé et modifié.Chaque volume s’associe à un usage, les gardiens à l’ouest, les dortoirs à l’est et le réfectoire au sud. Le bâtiment initial est scindé en deux parties reliées par une extension vitrée sur un espace extérieur. Le patrimoine est mis en perspective venant cadrer le paysage au sud.

 

RÉHABILITATION ET EXTENSION

D'UN PAVILLON EN GALERIE D'ART

État : Projet

Lieu: Toulouse (31)

Surface : 150 m2

Mission : ESQ

Réhabilitation d’un pavillon pour une clientèle d’artistes souhaitant se sédentariser. Création d’une galerie d’art, d’un atelier et d’un lieu de vie familial. 

Répartition du bâti en séquence allant de la rue vers l’intimité des habitants.

Le front parcellaire, bâti par la galerie d’art, est perçu comme une vitrine offrant une qualité de mise à distance de la cellule habitable avec la rue. Puis, se trouve la terrasse qui accueille le public et fait transition avec l’espace privé. Dans la continuité, se juxtapose la zone des ateliers de peinture et d’expérimentation. Ces trois espaces reprennent le langage pavillonnaire existant par leurs proportions et la toiture inclinée, formant un shed au nord pour la pièce de travaux.

Le pavillon privé se voit dissocier par une fracture venant le séparer et desservir deux parties : commune et intime. Celle-ci devient alors un espace reprenant divers usages comme la circulation qui rassemble les pièces habitables et prolonge la salle commune sur un extérieur convivial. Les espaces intérieurs s’articulent autour de ce lieu central couvert par un vitrage, qui devient la source de lumière principale. Ce dispositif réinterprète le système lumineux de la yourte (ancien abri des usagers).

L’ancien pavillon conserve ses caractéristiques en matérialité et en ouverture ainsi qu’en volumétrie. L’extension est marquée par un matériau différent : la tôle ondulée, afin de différencier ces deux entités. Les proportions que nous lisons dans la coupe traduisent la cohérence entre l’extension et le pavillon.