THÉÂTRE de L'HORIZON

État : Projet

Lieu: Québec - Campus Université Laval 

Surface : 1000 m2

Mission : ESQ 

Le concept architectural est en réponse à plusieurs constats liés à la présence d’arbres exceptionnels sur le site du campus de Laval à Québec. Le projet respecte cette végétation, du feuillage aux racines. Le bâti s’implante à la manière d’une sculpture Land Art en relation symbolique avec l’arbre. La verticalité de l’arbre se lie avec l’horizontalité du projet. Le feuillage est mis en valeur en orientant certains espaces vers le haut. Les transparences s’orientent sur les troncs à l’échelle de l’homme, permettant ainsi de cadrer ces axes naturels et suggérer leur ampleur. Les racines sont réinterprétées dans le projet par la salle de spectacle devenant la racine de celui-ci. Le bâti fait le lien entre le campus universitaire et la ville de Québec. Le visiteur est accompagné par des parois de bois prolongeant et réinterprétant les sentiers existant en guidant les individus vers le cœur du boisé dans un mouvement fluide. Le caractère monumental de celle-ci leur donne un aspect signalétique. Les parois sont poreuses lorsqu’elles deviennent façades. Elles se poursuivent jusqu’au foyer où nous retrouvons une transparence totale immergeant ainsi l’utilisateur dans une continuité de l’environnement. Le foyer réunit deux éléments ovales plus opaques renfermant les usages. La première entité dissimule une cour intérieure orientée sur le feuillage du boisé. À la manière de Brecht, il est rappelé au spectateur où il se trouve c’est-à-dire au théâtre. Ce rappel existe aussi par la possibilité d’ouvrir l’arrière-scène afin de mettre en scène le boisé.

 

MASSE URBAINE

SALLE POLYVALENTE ET MJC

État : Projet

Lieu: Montastruc-la-conseillère (31)

Surface : 1500 m2

Mission : ESQ 

Le projet d’une salle polyvalente et d’un centre MJC vient s’implanter sur la plus grande longueur de la parcelle sur la place de la commune de Montastruc-la-Conseillère. Le bâtiment travaille parallèlement à l’église en créant un rythme plein/vide alternant le bâti et espaces extérieurs. Le projet est semi-enterré afin de rattraper le niveau de la rue et de créer de l’intimité. La volonté de créer des espaces extérieurs en relation directe avec l’intérieur se traduit par un bâtiment à cours. Au cœur du projet se trouve la cour d’entrée articulant les deux entités qui travaillent en autonomie mais qui forment une unité à l’étage. Le projet montre une forme d’implication dans la ville par la traversée du public grâce à des circulations urbaines aux extrémités, la cour commune et quatre entrées en périphérie permettant de donner la centralité au projet. Depuis la place, le projet apparaît telle une émergence créée par son mur d’enceinte qui laisse suggérer la façade de briques. Le projet se perçoit comme une masse que l’on évide, il se révèle opaque sur l’extérieur mais poreux sur l’intérieur. La notion de parcours de l’individu se lit à travers la sensation de compression dans les circulations non couvertes et entre deux murs de briques, dont celui de soutènement et ceux des façades; puis le passage sous un porche massif s’ouvrant enfin sur la place centrale créant une dilatation et ouverture au ciel.